FONTAINE SOLIDAIRE

Communiqué de presse du groupe

Communiqué de presse du groupe Fontaine Solidaire au conseil municipal de Fontaine-lès-Dijon
Samedi 23 décembre 2023

 

Le 19 décembre, quand la commission mixte paritaire adoptait la honteuse loi immigration, le préfet de la Côte-d'Or, en lien avec une plainte déposée par le maire de Fontaine-lès-Dijon, prenait un nouvel arrêté d'expulsion des habitants ayant trouvé refuge dans le bâtiment inoccupé et désaffecté dit Lucie-en-Carrois, rue de Dijon à Fontaine.
Quelques jours avant Noël, en plein hiver, cet avis d'expulsion (pouvant être appliqué dès le 2 janvier!) est particulièrement choquant.
Les habitants du bâtiment désaffecté depuis quatre ans ne créent aucune nuisance pour les riverains.
Il n'y a aucune urgence à leur faire quitter les lieux car les travaux de démolition du bâtiment ne sont pas encore programmés et il y a donc tout lieu d'appliquer en leur faveur le principe de trêve hivernale.
Le groupe municipal Fontaine Solidaire demande solennellement au maire de Fontaine-les-Dijon de  surseoir à toute velléité d’expulsion pendant cet hiver, et d’ouvrir un dialogue avec les associations et les pouvoirs publics pour étudier comment permettre une issue digne pour toutes les personnes concernées. Fontaine Solidaire demande en particulier que la situation de deux adolescents manifestement mineurs soit reconsidérée par les services de l'aide sociale à l'enfance : ces jeunes qui ont trouvé refuge dans notre commune doivent être scolarisés conformément au droit et aux valeurs humaines les plus élémentaires.

 

Ce communiqué de presse correspond à une lettre ouverte que nous avons envoyé à l'ensemble du conseil municipal de Fontaine-lès-Dijon, que vous pouvez retrouver en suivant ce lien.

Une installation d'habitants un peu particuliers

Mise à jour : jeudi 9 novembre, envoi par Sébastien Lebonnois d'une lettre au conseil municipal.

Un collectif issu du groupe Fontaine Solidaire propose qu'un dialogue puisse avoir lieu, afin d'établir les conditions qui pourraient être mises en place pour garantir à la municipalité le respect de ses prérogatives tout en permettant aux occupants de ne pas passer l'hiver dehors, dans des conditions inhumaines.
Retrouvez sur ce lien le courriel dans son intégralité.

 

Depuis jeudi 19 octobre 2023, une quarantaine de personnes réfugiées et sans abri se sont installées dans les locaux désaffectés de l'ancienne unité d'accueil psychiatrique Lucie-en-Carrois, située au 1 rue de Dijon, à Fontaine-lès-Dijon. Cette situation doit nous interroger à plusieurs niveaux, pour réfléchir à nos actions en tant que citoyen.ne.s et, pour Gérard et Sébastien, en tant qu'élus locaux.

D'abord, qui sont ces gens, qu'est ce qui les a amené à devoir ainsi s'installer dans un lieu absolument pas adapté ?
Ce sont essentiellement des réfugiés, qui ont quitté leur pays d'origine pour espérer trouver une vie digne et en sécurité ailleurs, arrivés en France très récemment ou depuis longtemps, il y a toutes les situations. Ils (ce sont beaucoup des hommes, mais plus généralement, il y a aussi des femmes et des enfants dans ce type de situation...) ont souvent traversé des conditions effroyables avant d'arriver chez nous. Nombreuses sont les personnes qui ne survivent pas à ce voyage...
Pourquoi des personnes décident-elles de partir de leur lieu de naissance au péril de leur vie pour tenter d'aller vivre ailleurs ?

C'est un problème très caractéristique de notre société actuelle et qui s'aggrave. Cela devrait nous interroger sur notre relation au reste du monde... Vaste question...
Pourquoi viennent-ils chez nous ? Qu'espèrent-ils ?

Ils espèrent simplement être accueillis et pouvoir vivre dignement dans notre société riche, pouvoir travailler et se poser en sécurité, en paix... 

Quelle peut être notre réponse face à ce flux de personnes ?

C'est une question qui secoue toute l'Europe en ce moment... Cette question ne disparaîtra pas sans une remise en cause profonde de ses origines... Ca prendra du temps et malheureusement notre monde n'en prend pas la direction pour l'instant.
Que faire, donc ? Elever des murailles ? Décourager en étant le plus inhumain possible ? Les traquer, les parquer, les refouler ? Les abandonner dans les coins les plus invisibles possibles de notre pays ? Vous avez déjà vu du scotch venir à bout d'une fuite d'eau qui s'aggrave ?... Nous ne croyons pas à ces solutions indignes de notre humanité, indignes des valeurs d'accueil qui ont toujours fait la grandeur de notre pays. Nous pensons qu'il est beaucoup plus simple d'être humains, de travailler à réduire les causes de leur migration et à remettre en place les conditions d'un potentiel retour, tout en accueillant dignement. Nous avons fait cela pour les Ukrainien.ne.s récemment, non ?

Concrètement, une fois que ces personnes sont dans notre ville, que faire ?

Toutes font des démarches pour pouvoir rester en toute légalité. Des associations les aident à survivre, à trouver des traducteurs si besoin, à remplir les formulaires et faire les démarches auprès de la préfecture (la plupart de ces démarches doivent être faites sur internet...). Les demandes d'asile prennent énormément de temps. Car c'est malheureusement l'orientation qu'à prise notre pays : tout faire pour leur rendre la vie difficile... Malgré les obligations légales d'accueil de ces réfugiés, de ces personnes en difficulté, les pouvoirs publics (à tous les échelons, du municipal au national) ne proposent pas assez de solutions de mise à l'abri. Le 115 (hébergement d'urgence de nuit) ne peut répondre qu'à environ 1/3 des demandes, entraînant une sélection qui ne couvrent même plus certaines familles pourtant très vulnérables... 

Où étaient-ils avant de venir à Fontaine-lès-Dijon ?

Ils étaient dans un bâtiment tout aussi désaffecté, rue des Marmusots à Dijon. Ils en ont été expulsés en juin dernier, après deux ans, pour cause de démolition. Pendant leur séjour, aucun incident n'a eu lieu et ils vivaient sans aucun problème de voisinage. Malgré les promesses des pouvoirs publics, rien ne leur a été finalement proposé comme solution de relogement et ils ont passé l'été à la rue, ou sous un hangar aux Lentillières. 

Alors quoi ? Les laisser dehors alors que les conditions deviennent difficiles (pluie, froid) ?

Il y a pourtant des endroits qui, même s'ils ne sont pas faits pour ça, restent préférables à rester dehors. Il n'y a rien de moins sécurisé que de rester passer la nuit dehors... C'est pourquoi ce groupe de personne a fait le choix de venir se mettre à l'abri dans ce lieu, Lucie-en-Carrois. Plutôt que d'avoir ce type d'installation non consentie, nos collectivités locales devraient pouvoir proposer des lieux temporaires en toute légalité. Une loi de 1945 ne permet-elle pas la réquisition de certains bâtiments pour pouvoir mettre à l'abri des personnes vulnérables ? Organiser ce type d'accueil en bonne intelligence, en trouvant des accords entre tous les acteurs (propriétaires, municipalité, habitant.e.s proposé.e.s), serait plus responsable que d'attendre sans rien faire que ces personnes se débrouillent toutes seules pour chercher un peu de sécurité. Cela s'est fait récemment pour des réfugié.e.s ukrainien.ne.s, non ?

Quelles sont les conséquences ? Retarder le projet de reconstruction de logements sociaux ? Nous ne savons pas l'état d'avancement de ce projet, qui est par ailleurs un très bon projet de logements sociaux, mais il est sûr que les travaux ne sont pas prévus pour bientôt. Quand ces travaux viendront, il faudra trouver une autre solution pour les personnes qui n'auront pas été stabilisées d'ici là.

Car l'objectif devrait être de les stabiliser le plus rapidement possible : analyser leur situation, leur donner un titre de séjour et un lieu d'habitation temporaire, ce qui leur permet d'obtenir du travail, puis un logement pérenne. Personne ne peut se satisfaire d'une situation comme la leur, aussi précaire et peu enviable... Nous devons les accompagner pour s'intégrer par le travail et le logement. Car ils cherchent tous à travailler ! La preuve en est : ils constituent l'essentiel des flottes d'esclaves modernes qui viennent livrer à domicile sur des vélos, le plus vite possible et pour des revenus misérables, toutes ces personnes qui trouvent cette facilité tellement agréable... Quand ils se lancent dans ce genre de travail, personne ne semble y trouver à redire, pourvu que ce ne soit pas cher et bien pratique ! Il semble que notre société pourrait proposer des emplois plus dignes... Nous en revenons là à des questions plus profondes d'organisation de notre société, qui demanderaient beaucoup plus d'approfondissement.

Nous souhaitons que notre message soit clair à l’adresse des différentes instances publiques, chacune à leur niveau : face à cette situation générée par l’état du monde, nous devons sortir de l’hypocrisie, de cette façon de sans cesse regarder ailleurs pour ne pas voir la réalité. Ces personnes arrivées dans nos régions pour fuir une situation intenable dans leur pays d’origine doivent être prises en charge et mises à l’abri temporairement, dans des conditions dignes. Ce préalable rempli, c’est également aux pouvoirs publics de rapidement s’assurer du parcours et des motivations de ces personnes, afin de les accompagner institutionnellement dans une intégration rapide. 

En attendant que les institutions assument réellement leurs responsabilités, puisque ces gens sont là et que le pire générateur d'angoisse est l'inconnu, il est essentiel d'apprendre à se connaître, pour éloigner les peurs infondées. Connaître ses voisins, c'est quand même pour chacun.e d'entre nous le meilleur moyen de se sentir rassuré. Aussi n'hésitez pas à aller à leur rencontre, pour mieux comprendre leur parcours et leurs difficultés actuelles, leur ambitions, leurs objectifs. Pour qu'eux aussi apprennent à vous connaître et comprennent vos attentes et vos ressentis. Parce qu'il n'y a rien de tel que l'échange, le partage, pour faire communauté.

 

Journée métropolitaine

Le samedi 9 septembre 2023, le Président de Dijon-Métropole, a convié les élus métropolitains au siège de Dijon Métropole pour un temps d’échange sur la nouvelle carte métropolitaine suivi de deux conférences, l’une sur le « Point sur la démographie de la métropole » par Mr Kaufmann, Directeur Insee, Dijon et l’autre sur « L’état d’esprit et les priorités des français » par Mr Fourquet, Directeur de Département à l’IFOP. La première conférence a permis d’avoir un état des lieux sur la population de la métropole à peu près stable, le taux de chômage faible (de l’ordre de 6%), un taux de pauvreté en augmentation, les principaux employeurs et la situation touristique qui repart à la hausse. Dans la seconde conférence, les trois premières priorités des français sont la santé, le pouvoir d’achat et l’éducation. Il a été souligné que dans la situation actuelle 1/3 des français sont dans des situations bancaires très difficiles en milieu de mois. L’environnement ne semble pas une priorité première tout comme la lutte contre les déficits publics et les enjeux européens sont en queue de peloton. Il a aussi été question de la civilisation du cocon : 70% des français souhaitent un logement de type maison avec jardin pour y mettre éventuellement piscine, jacuzzi et trampoline. Il a aussi été souligné que le télétravail favorise l’étalement urbain. A noter aussi que 65% de la population se dit dépendante de la voiture et que le FRET ferroviaire est considéré comme trop lent. Quant aux commerces, 70% d’entre eux sont en zones commerciales. Beaucoup d’informations à prendre en compte pour l’aménagement du territoire et penser les années futures ont été fournies. Ces conférences ont été suivies de remarques et questions. Une petite partie de l’après-midi a été consacrée à la visite du Palais des Congrès et du site de la Foire (qui date de 1955) ayant un grand besoin d’être mis à jour : des investissements financiers s’imposeront à moyen terme. Dans son ensemble, journée d’information satisfaisante.

Au niveau de Fontaine-lès-Dijon, il pourrait aussi être judicieux de la part de la municipalité de réaliser une demi-journée d’information citoyenne pour informer les Fontenois sur la vie de leurs communes, sur les travaux et les projets de la municipalité. Ce serait aussi une bonne occasion pour collecter en direct les avis des habitants de Fontaine-lès-Dijon et pour connaître en direct leurs attentes ce qui permettrait d’introduire un peu de démocratie participative.

Été 2023 : Bilan de mi-mandat

Nous voici donc trois ans après les élections municipales, à mi-chemin de la mandature. C’est un bon moment pour faire un petit point. Depuis ces élections, notre groupe a toujours affiché la volonté de se placer dans une démarche de propositions constructives vis-à-vis de la majorité municipale. Tout en exerçant un regard critique, nous avons à cœur d’étayer ces critiques et de les accompagner de propositions. 
Tout d’abord, reconnaissons que le nouveau centre d’accueil de loisirs est un beau projet, bien conçu et bien mené. L’analyse des besoins sociaux qui a eu lieu est une bonne chose et nous espérons qu’il en sortira des avancées pour la vie de tous dans notre commune. Sur ce point, il est toutefois regrettable qu’aucun retour n’ait été fait aux habitants. 
Cela rejoint notre critique principale quant à notre expérience de ces trois ans : le déficit de communication, de dialogue, de la majorité municipale avec les élus d’opposition d’une part, mais également avec l’ensemble de la population. En ce qui concerne les élus, nous avons déjà expliqué ce que nous pensions du manque de sens des commissions municipales. Il faut également mentionner que toute information nous parvient au compte-goutte et à la limite des délais légaux, ce qui complique nettement notre travail. Pour ce qui est des échanges avec les habitants, ils sont minimalistes… D’ailleurs, aucune structure ne permet vraiment ce dialogue. L’évolution du parc des Basses-Combottes est un exemple de ce fonctionnement : aucune concertation, aucun partage des projets avec les habitants, toujours le fait accompli. Le résultat n’est pas si mal, sans doute, mais aurait-on pu faire mieux ? Est-ce adapté aux besoins ? On ne saura pas.
Une autre critique importante que nous souhaitons faire est le manque de vision pour l’avenir de notre commune. Par exemple, dans un monde en pleine évolution, aucune réflexion collective n’est proposée pour agir sur nos émissions carbone. Nous ne disons pas ici que rien n’est fait, car heureusement, il y a une réelle attention à ces questions dans les projets conduits, il faut le reconnaître. Nous parlons bien d’aller plus loin dans l’implication de tous. Ainsi, aucun effort n’est fait pour réduire la place de la voiture, au contraire. Problèmes de stationnement ? On laisse faire l’anarchie et le manque de civisme. Il faut dire que la réduction des effectifs de la police municipale n’aide pas à faire face aux comportements inadaptés. Autre exemple : aider nos concitoyens à savoir comment mieux isoler leur domicile ? A chacun de se débrouiller… 
Dernier exemple, emblématique de ce manque de perspective : le développement du quartier nord de Fontaine, où les immeubles poussent et se remplissent sans qu’on ait la moindre idée de la vie des habitants du quartier dans 10 ans. Comment se déplaceront-ils ? Quels commerces, quelles structures de vie de quartier ? Où trouveront-ils un espace de verdure pour respirer ? On verra bien… Nous avons des idées là-dessus et sommes prêts au dialogue. Mais pour le dialogue et l’implication citoyenne… Il faudra attendre...

Voici pour notre critique du bilan de la majorité. Mais nous vous devons également un retour sur nos actions et sur nos ambitions, afin de rester à l’écoute des critiques et des contributions dont on voudra bien nous faire part. Ce bilan vous est proposé dans un document où nous avons essayé d'être complets, critiques, constructifs. En espérant que sa lecture vous donnera l’envie de venir nous rejoindre pour participer à la vie municipale de Fontaine-lès-Dijon. 

Vous pouvez lire ce bilan avec ce lien. Merci de votre soutien et de votre implication !

A l'occasion de la révision du fameux PLUi-HD

En ce mois de novembre 2021, Dijon Métropole nous invite à donner notre avis sur des modifications apportées au Plan Local d'Urbanisme intercommunal - Habitat et Déplacements, le PLUi-HD. Les habitants sont invités entre le 2 novembre et le 3 décembre à consulter divers documents et à déposer leur avis auprès des commissaires de l'enquête publique (voir ici : https://www.metropole-dijon.fr/Je-participe-je-m-informe/Enquete-publique-PLUi-HD-et-PDA).
A l’occasion de la révision du PLUi-HD, une famille de Fontaine a réalisé les conséquences que pouvaient avoir le fait d’avoir leurs propriétés inscrites dans les limites d’un « site de projet ». Cette famille avait participé à l’enquête concernant la mise en place du PLUi-HD en 2019, mais n’avait pas totalement conscience de l’emprise de ce site de projet, qu’elle pensait même abandonné. Il faut tout de même avoir comprendre qu’il n’est pas évident pour chaque habitant d’apprivoiser l’ensemble de ce que représente ce dossier complexe, le PLUi-HD ! La nécessité d’explication revient quand même à la municipalité et à la métropole. En particulier, il est assez invraisemblable que les sites de projets indiqués sur le PLUi-HD n'aient pas été établis en concertation avec les propriétaires des terrains en question ! Que la mairie pousse pour une évolution dans un certain sens, c'est une chose. Qu'elle le fasse sans en avertir les concernés, c'est ahurissant !
Cette constatation rejoint la demande que notre groupe avait faite pour le budget 2021 d'avoir une étude programmatique sur le quartier nord de Fontaine : quand on veut faire évoluer un espace de la ville, il est essentiel de réaliser une étude en consultant tous les protagonistes, depuis la métropole jusqu'aux habitants, afin de cerner les besoins et les possibilités et chercher la meilleure proposition d'évolution sur le long terme permettant de satisfaire toutes les contraintes. La zone du vieux village, avec ses sites de projets « clinique », « presbytère » et « Faubourg Saint Martin » (sans compter ceux déjà réalisés comme l’emplacement de l’ancien hôtel, de la rue des Créots ou la nouvelle résidence sénior de l’allée F. Wagner) aurait elle aussi pu faire l’objet d’une étude programmatique approfondie permettant d’avoir une vision à plus long terme de sa stabilité. 
C’est un principe que nous défendrons toujours avec détermination : avant d’engager un projet de long terme sur la commune, il est crucial de mener une vraie concertation approfondie intégrant tous les acteurs concernés, afin d’avoir une vision pertinente et soutenue par les habitants de l’avenir de notre ville.

Une enquête publique de temps en temps, dans laquelle tout est déjà joué d’avance et sans prise en compte profonde des retours citoyens ne suffit certainement pas…

 

Un message pour M. le Maire, partagé avec vous

Nous échangeons régulièrement avec la majorité municipale. Enfin, nous écrivons et nous avons en général une réponse en provenance de la mairie. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas et quelques messages restent sans réponse.

Ce message vous intéressera, je l'espère. Il est daté de samedi 1er mai 2021. Pas de réponse à ce jour, mais soyons patient, j'espère qu'elle viendra ! Je la publierai à la suite.

1er mai 2021

 

M. le Maire, MM. les adjoints aux travaux, espaces verts et urbanisme,

 

je vois dans le dossier très intéressant sur le vélo dans Dijon Mag du mois de mai que des études sont prévues sur la liaison Dijon-Ahuy pour 2021. Cela rejoint la réunion dont M. le Maire a fait mention au dernier conseil municipal qui a eu lieu avec les personnes en charge de ce dossier à la métropole. 
Je voudrais vous rappeler que je vous ai fourni, par l’intermédiaire de M. Renard, un dossier étayé sur une solution intéressante et peu coûteuse permettant d’aménager une partie de cette liaison. Lors de cet entretien, M. Renard m’avait assuré de son intérêt et du fait que je serai associé aux réflexions dans ce domaine. Ce n’est pourtant pas le cas.


Par respect pour les 20 % de Fontainoises et Fontainois que Francine Filloz et moi représentons au conseil municipal, je vous demande officiellement d’être associé à ces discussions, parce que nous avons beaucoup d’idées tout à fait respectables, parce que nous nous sommes toujours très investis sur ce sujet, et parce que ce genre de projets engageant la ville pour longtemps doit être discuté le plus largement possible pour être efficace et optimal. 
Quel intérêt auriez-vous à m’écarter ? Je ne vois pas… De toute façon, vous en retirerez tout le bénéfice, d’autant plus si tout le monde est content au final. Les mesquineries politiciennes, de mon point de vue, ne sont pas de mise quand on veut faire les choses bien.

 

Veuillez agréer, M. le Maire, MM. les adjoints, mes respectueuses salutations.


   Sébastien Lebonnois, pour le groupe Fontaine Solidaire

Inscriptions scolaires pour l'an prochain

Les inscriptions scolaires pour la rentrée 2021-2022 dans les écoles maternelles et primaires de Fontaine-lès-Dijon sont à faire entre le 29 mars et le 30 avril 2021. Toutes les informations sont à retrouver sur le site de la mairie.

 

Nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux parents d'élèves !

Nous serions ravis de faire votre connaissance et de dialoguer avec vous au sujet de l'école, du périscolaire, de la cantine, des trajets maison-école, et tout autre sujet dont vous aimeriez discuter autour de la nouvelle école de vos enfants.

Un exemple de ce qu'il ne faut pas faire...

Des travaux vont débuter bientôt aux alentours du stade Michel Ratel, rue des Paules et rue des Petits-Fruits-Rouges, annonce le Bien Public dans un article du 18 mars 2021. Ces travaux concernent la suppression des haies sur deux côtés du stade et des tronçons de bande cyclable qui se trouvaient là, pour aménager des places de stationnement...

Que dire, sinon que cette aberration illustre parfaitement ce qu'il ne faut pas faire quand on se préoccupe un minimum de l'avenir de notre commune et de notre environnement ?

D'abord, c'est vrai que ces petits bouts de bande cyclable ne sont certainement pas le meilleur aménagement pour sécuriser des parcours permettant aux jeunes de venir au complexe des Cortots en vélo en toute sécurité. Il y aurait certainement moyen de faire mieux. Mais bon, c'est quand même mieux que rien. Pour ce qui est de ces haies, même si elles sont quarantenaires, comme le rapporte le BP, elles n'en abritent certainement pas moins un petit peuple d'insectes, d'oiseaux et de petits mammifères qui doivent apprécier pouvoir se réfugier dans cet espace de nature qui leur est dédié. À l'heure où la biodiversité est en danger, ce n'est pas à négliger.

L'objet de ces travaux est donc de remplacer cela par des places de stationnement... Quel message envoyé à nos enfants ! Quelle vision d'avenir pour Fontaine ! Nous vivons un moment où il va falloir prendre notre part dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans une transition vers une société décarbonnée et plus sobre en énergie, si nous espérons pouvoir limiter les effets désastreux du réchauffement climatique inexorablement en cours. Et que fait la municipalité ? Elle encourage toujours plus les Fontenois à venir au stade en voiture ! Parce que quelques soirs par an, il n'y a pas assez de places pour toutes les voitures qui convergent vers le stade, la solution proposée est d'augmenter ces places aux abords du stade !

Avant de proposer d'autres solutions très simples, posons nous une question : est-ce qu'il a été vérifié que les deux parkings desservant le stade, ainsi que le parking du gymnase Ratel très proche, ainsi que toutes les places disponibles sur toute la zone autour du stade étaient réellement complètement saturés ces fameux soirs de match ? Parce que faire 500m à pied, ce n'est quand même pas la fin du monde...

Première solution, donc : avoir un policier municipal mobilisé ces soirs là qui explique gentiment à celles et ceux qui se stationnent sur une bande cyclable qu'il y a des places disponibles un peu plus loin, et que s'ils ne veulent pas se donner la peine de marcher un peu, l'amende sera de 135 euros.

Deuxième solution : favoriser des cheminements piétons et cyclables, avec de nombreux stationnements sécurisés pour les vélos (ce n'est pas le cas encore, mais nous l'avons proposé et il paraît que c'est en cours d'aménagement...), de manière à encourager, avec une campagne d'information visant le public du stade, la transition de celles et ceux qui le souhaitent et le peuvent  vers des déplacements doux pour venir au stade.

Ainsi, à la place de ces travaux d'un autre âge qui vont faire progresser le bitume sur des espaces de terre et de végétation pour un bénéfice ridiculement dérisoire, il aurait pu être procédé à d'autres aménagements, ailleurs, en faveur d'objectifs réellement orientés vers notre avenir, et favorisant la réappropriation par nos concitoyens de la marche et du vélo pour les déplacements locaux.

 

 

Budget primitif au menu du conseil municipal du 2 février

Le conseil municipal du 2février sera dominé par le vote du budget primitif 2021. Le caractère public de ce conseil est sur la sellette, du fait du couvre-feu, mais nous avons proposé des solutions à M. le Maire (voir le post dans le blog). Espérons que ce dernier acceptera de les mettre en œuvre !

A cette occasion, nous plaiderons à nouveau (nous l'avons déjà fait en commission des finances) pour deux investissements qui ne sont pas au programme de la majorité municipale, mais qui nous semblent être essentiels pour se doter d'une réelle vision d'avenir pour notre commune. Il s'agit d'une part de se donner les moyens d'effectuer un bilan carbone, et d'autre part de prévoir une étude programmiste pour préparer l'avenir du quartier se développant au nord de notre commune, autour de la rue de la Grande Fin, entre la rue du Stade et la route d'Ahuy.

 

1/ Un bilan Carbone pour envisager une trajectoire de réduction des émission

En dehors du PCAET de la métropole avancé par M. le Maire au dernier conseil, il est tout à fait possible pour une collectivité locale d'établir un bilan carbone « Patrimoine et compétences », qui correspond à ce que peut faire une entreprise. Le périmètre et la méthodologie est détaillée dans les documents de l'ADEME, sur le site https://www.bilans-ges.ademe.fr/

C’est un travail qui peut éventuellement se faire en interne, avec l’aide d’un outil en ligne ou bien sûr par un intervenant externe. Dans ce cas, une agence (Agatte) nous a donné un ordre de grandeur pour le coût: de 10 à 20 k€.

 

2/ Prévoir une étude programmiste sur l'évolution de la partie Nord de Fontaine. 

La partie nord de notre commune se développe fortement depuis quelques temps, avec une transition d’une zone artisanale vers une zone résidentielle. Les immeubles poussent les uns après les autres sans aucune réflexion sur l’avenir de ce quartier. D’après le POA-H (plan orientation et actions, PLUi-HD), 65 logements ont été livrés récemment, et 200 sont inscrits à l’horizon 2030. Nous avons le devoir, en tant que collectivité territoriale, d’avoir une vision sur ce que nous voulons que ce quartier devienne, en se plaçant du point de vue des intérêts des habitantes et habitants.
Quel projet ? Quelles évolutions doivent être soutenues ? encouragées ? ou au contraire empêchées ? Comment envisager l’organisation des déplacements ? les activités, les services et les commerces présents dans le secteur ?

Il nous faut un cadre qui soit beaucoup plus précis que les simples orientations du PLUi-HD. 

A cet effet, une étude faite par un cabinet spécialisé, programmiste, permettrait de construire cette vision en combinant les exigences de la métropole, la volonté des élus de la commune, les avis et les besoins des habitants (présents et futurs) du secteur. Cela permettrait de bâtir un projet d’avenir dans un esprit ouvert, s’appuyant sur des constats complets et impliquant l’ensemble des acteurs concernés. C’est aussi un document de communication qui permet aux habitants de se projeter.

La phase de programmation est un moment privilégié de réflexion et de concertation avant d'engager le travail sur la forme urbaine et la phase opérationnelle du projet. La démarche de programmation urbaine recouvre des champs disciplinaires spécialisés : habitat, socio-démographie, équipements et offre de services, mobilités, développement économique et commercial. Le programme urbain, y compris sa dimension financière, est l'aboutissement de cette démarche, fruit d'un partenariat et d'une concertation organisés et aboutis.

Bien sûr, ce type d’étude a un coût. Une agence qui fournit ce type d'étude (l'atelier PréAU) a évalué le coût à 30 à 50 k€ (selon les contours). Relativement au budget de notre commune, ce coût n’est pas exorbitant. Il représente un investissement qui permet d’envisager les actions futures de la municipalité avec un cadre clair, en optimisant ainsi les investissements futurs et la qualité de vie proposée. Notre commune a des réserves. Les pénalités au titre de la loi SRU, pour lesquelles nous avons prévu une subvention de 60k€ dans ce budget, décroissent et nous pourrons facilement rattraper l’investissement de cette étude sur les années suivante. Ou encore, puisque nous fonctionnons essentiellement en auto-financement, il sera toujours possible, si un investissement plus lourd à l’avenir nécessite un emprunt, de rattraper cette légère érosion de nos réserves à cette occasion. 

 

Nombreux projets au conseil municipal du 13 octobre...

Le conseil municipal du 13 octobre a été très chargé. Vous en trouverez notre synthèse complète sur ce lien.

Nous souhaitons juste évoquer ici les projets et travaux votés lors de ce conseil : deux projets bien avancés qui feront l’objet d’une demande de partenariat avec le Conseil Général de Côte d’Or, et deux délibérations concernant des terrains, qui feront l’objet de travaux dans un avenir proche.

Pour les deux projets avancés, il s'agit d'une nouvelle tranche de travaux au parc des Basses Combottes et de la construction d'un nouvel espace pour l'accueil de loisirs, sur le site du groupe scolaire des Saverneys. Si ce dernier projet est très intéressant, nous nous sommes interrogés sur la place accordée aux divers acteurs directement concernés dans la conception finale du projet. Nous pensons qu'un comité de pilotage aurait été un instrument intéressant. Pour le parc, par contre, nous nous sommes abstenus. En effet, c’est typiquement un projet qui aurait dû permettre une large concertation, pour aller vers une vraie démarche d’élaboration collective, avec par exemple une réunion publique présentant des propositions, la constitution d’un comité de pilotage associant habitants, professionnels, élus et services techniques, pour permettre de faire émerger les meilleures propositions, les plus largement satisfaisantes pour les habitants comme pour les objectifs définis par la municipalité.

Les deux délibérations concernant des terrains sont les suivantes:
- l'achat du terrain dit « Lucie-en-Carrois », dossier très complexe pour lequel la solution proposée est très intéressante. Il faut noter que la municipalité a obligation de recréer sur ce terrain au moins les 22 logements sociaux existant dans le bâtiment actuel. Nous avons
souligné l’importance de la communication sur le projet qui sera envisagé, du fait de l’emplacement et pour une bonne acceptation de l’évolution proposée. Un point également important : la partie arborée de la parcelle est protégée dans le cadre du PLUi.

- l'établissement d'un bail emphytéotique avec Orvitis, sur la parcelle du 30 rue du Morvan, pour la construction de 6 petits logements sociaux. Nous avons voté contre ce projet. Ce vote a généré de l'incompréhension étant donné qu’il s’agissait d’un projet de logement social. Il est donc essentiel de nous en expliquer. Certes, il s’agit de construire 6 petits logements sociaux. Mais est-ce une raison pour ne pas regarder ce projet avec une perspective plus large ? Ce terrain est situé au sud-est de la commune, dans une zone résidentielle où il n’y a rien pour les habitants. Il y avait matière à réfléchir à ce qu’on pouvait faire collectivement de cette parcelle unique. Juste une idée : un petit bâtiment (le 1/3 des constructions prévues) aurait pu abriter au rez-de chaussée un espace atelier pour diverses activités interactives menées par des associations. A l’étage, on aurait pu avoir deux salles dédiées à des activités associatives ou à disposition des élus, pour des réunions de quartier par exemple. Ce lieu aurait pu être un investissement municipal pour développer le lien social dans ce quartier. Cette idée, qui n’a d’autre prétention que celle d’être une idée, montre simplement le potentiel de ce terrain, situation unique puisqu’appartenant déjà à la municipalité. À part ajouter 6 petits logements sociaux à l’offre de logement fontainoise, la commune dans son ensemble n’en tire aucun avantage. Bien entendu, il faut envisager l’augmentation du parc de logement sociaux sur la commune, de manière globale ! Il y a d’autres possibilités à explorer, d’autres compromis à faire éventuellement. Et puis ce projet aurait peut-être été finalement celui qui aurait été préféré, pourquoi pas ? Bref, notre vote se justifie par l’absence complète de concertation et de vision à la fois locale et globale autour de ce projet et par l’abandon de ce terrain pour les 60 prochaines années...

Favoriser le vélo en sécurisant le stationnement

Comme nous vous le disions sur notre blog avant l'été, nous avons travaillé à un projet pour développer le stationnement vélo sur Fontaine-lès-Dijon, en profitant du "Coup de Pouce Vélo" proposé par le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire. Nous avons recensé les stationnements existants, évalué les besoins et proposé un projet détaillé d'installation d'arceaux en différents sites de la ville. Vous pouvez découvrir le document décrivant ce projet ici. Ce document a été présenté le 20 août 2020 par Sébastien Lebonnois à M. le Maire, accompagné de M. Renard (adjoint) et de M. Angebault, responsable du Centre Technique Municipal. Le projet est bien accueilli et va être étudié, en particulier sur les difficultés potentielles des emplacements choisis et sur l'interaction éventuellement nécessaire avec la Métropole (qui détient la compétence voirie). Le calendrier est un peu serré, mais avec de la bonne volonté, ce projet pourrait aboutir. A suivre !

Notre participation aux commissions municipales

Au conseil municipal du 30 juin 2020 seront installées les commissions municipales. Nous serons présents dans ces commissions où nous apporterons nos contributions de manière constructive. Malheureusement, nous n'aurons pas de représentant au conseil d'administration du Centre Communal d'Action Sociale, ni à la commission d'appel d'offres.

 

Sébastien Lebonnois sera notre représentant aux commissions suivantes:

  • * Finances, personnel, affaires administratives et démographiques et sécurité publique
  • * Travaux, entretien du patrimoine, écologie urbaine et plans d'urgence et de secours
  • * Urbanisme et espaces verts
  • * Sports et jeunesse

 

Francine Filloz sera notre représentante aux commissions suivantes:

  • * Affaires culturelles, animation publique et vie associative
  • * Affaires scolaires
  • * Affaires sociales et familiales

 

N'hésitez pas à nous contacter pour discuter des sujets relevant de ces commissions, pour que nous puissions être vos relais.

 

La liste des membres des diverses commissions est disponible ici.